Vote par correspondance : la Cour suprême lève une injonction, mais le décret de Trump reste bloqué
Un décret controversé à l'approche des élections de mi-mandat
À l'approche des élections de mi-mandat de novembre 2026, l'administration Trump a émis un décret présidentiel visant à restreindre le recours au vote par correspondance, notamment en demandant au service postal américain d'en limiter les modalités d'utilisation. Cette initiative s'inscrit dans une série plus large de mesures présentées par l'administration comme des garanties contre la fraude électorale, mais dénoncées par leurs opposants comme des obstacles délibérés à la participation électorale.
Une cascade de décisions judiciaires contradictoires
Le décret a immédiatement fait l'objet de multiples recours devant les tribunaux fédéraux. Le 25 juin 2026, un juge fédéral a bloqué les principaux piliers du décret restreignant le vote par correspondance pour l'élection de 2026. Face à ce revers, l'administration a demandé la levée rapide de cette interdiction, sans succès dans un premier temps.
Le 11 août 2026, un nouveau juge fédéral, la juge Indira Talwani, a de nouveau bloqué la mise en œuvre du décret à l'échelle nationale, dans le cadre d'une seconde action judiciaire distincte. L'administration a alors demandé à la Cour suprême d'intervenir pour clarifier la portée de cette injonction et permettre l'application du décret pendant que les procédures judiciaires se poursuivaient sur le fond.
L'intervention partielle de la Cour suprême
Le 24 août 2026, la Cour suprême a partiellement fait droit à la demande de l'administration en levant l'une des deux injonctions en vigueur, celle émise par la juge Talwani. Toutefois, la décision de la Cour n'a pas mis fin au blocage juridique du décret, qui demeure suspendu en raison de la persistance de l'autre injonction, prononcée dans le cadre d'une action distincte regroupant vingt-quatre États.
Selon les documents déposés devant la Cour, le solliciteur général D. John Sauer avait averti que l'absence de clarification rapide de la part des juges risquait de prolonger indéfiniment la bataille judiciaire, au point de rendre impossible la mise en œuvre du décret avant les élections elles-mêmes, une stratégie qu'il qualifiait de tentative visant à épuiser le calendrier électoral au détriment de l'administration.
Une incertitude qui persiste à quelques semaines du scrutin
Cette succession de décisions partielles laisse les règles du scrutin de mi-mandat 2026 dans un flou persistant, à un moment où les administrations électorales des États doivent pourtant finaliser leurs procédures de vote par correspondance. Les spécialistes du droit électoral soulignent que cette incertitude prolongée constitue en elle-même un enjeu, indépendamment de l'issue finale du litige, dans la mesure où elle complique la préparation logistique des élections par les autorités locales et étatiques.
Une bataille qui devrait se poursuivre après le scrutin
Rien n'indique que la Cour suprême rendra une décision définitive sur le fond avant les élections de novembre 2026. Le décret reste donc juridiquement bloqué à ce jour, tandis que les procédures judiciaires sur le fond du dossier devraient se poursuivre bien après la tenue du scrutin, quelle que soit son issue.